Le Floorball

Développé dans les années 70 en Suède, le floorball a acquis une très grande renommée dans les pays scandinaves (où il compte un très grand nombre de licenciés), et dans les pays de culture hockey (République Tchèque, Allemagne, Autriche, Canada, etc).
Depuis 1986, le floorball est coordonné au niveau international par la Fédération Internationale de Floorball (IFF). Celle-ci organise tous les ans le championnat d’Europe de Floorball et tous les deux ans les championnats du Monde de Floorball. Elle compte aujourd’hui 57 nations affiliées. En Europe, 25 font d’ailleurs l’objet d’une reconnaissance officielle de leur Comité Olympique ou de leurs autorités sportives de tutelle.
L’IFF recense 300 000 licenciés dans plus de 4000 clubs et le floorball est régulièrement pratiqué par un nombre de personnes dépassant la barre des deux millions à travers le monde.
Depuis 2008, l’IFF et le Floorball sont reconnus par le Comité International Olympique. L’IFF travaille actuellement à la programmation du floorball en tant que discipline olympique avec pour objectif les Jeux Olympiques d’été 2024.

Les joueurs de champs portent une tenue de sport classique, et éventuellement des lunettes de protection (ou des lentilles) en cas de correction de la vue. Ils ont une crosse en matériaux composites mesurant au maximum 114 cm, et dont le poids n’excède pas 350 g. Cette crosse leur permet de guider une balle en plastique creuse de 25 g et d’un diamètre de 70 mm.

Le gardien, protégé par un casque et une tenue rembourrée, n’a pas de crosse et défend sa cage à genoux.

Le terrain (grand terrain) fait 40 m de long pour 20 m de large et est entouré d’une bande en polymère (appelée rink) de 50 cm de haut, qui lui donne sa forme. Les buts sont distants de 36 m l’un de l’autre.


Le floorball est un sport collectif où 2 équipes de 5 (grand terrain) ou de 3 joueurs (petit terrain, variante pratiquée en Suisse) plus un gardien par camp s’affrontent, l’objectif étant de mettre la balle dans le but adverse en utilisant la crosse. Le terrain de jeu est entouré d’une bande de 50 cm de haut appelée "rink" (le terrain est ainsi clos, dans le même esprit qu’au hockey sur glace). Les matchs se déroulent en 3 tiers-temps de 20 minutes.

Contraintes pour les joueurs de champ

Le joueur de champ :

— ne peut jouer la balle que jusqu’à la hauteur des genoux et lever la crosse jusqu’à la hauteur des hanches (mouvement de tir plus haut permis si personne ne se trouve à proximité).

— ne peut pas frapper avec sa crosse le corps de l’adversaire ou sa crosse (2 minutes si répété / dangereux / par-derrière...).

— ne peut pas sauter pour jouer la balle.

— doit jouer la balle avec la crosse, les pieds, les jambes ou le torse.

— ne peut pas toucher la balle volontairement avec les bras, les mains ou la tête (2 minutes).

— ne peut pas jouer au sol, ni sans crosse (2 minutes).

— ne peut pas toucher deux fois de suite la balle avec le pied.

— ne peut pas marquer un but volontairement avec une partie du corps.

— ne peut pas reculer contre un joueur (faute d’attaquant).

— ne peut pas mettre sa crosse ou son pied entre les jambes de l’adversaire (entrave).

À noter, les contacts durs (body checks) sont interdits (2 minutes au minimum), seul le contact épaule-épaule est autorisé. L’utilisation d’une autre partie du corps pour un contact est interdite (infraction pousser).

Contraintes pour les gardiens

Le gardien :

— joue sans crosse et doit toujours attraper la balle en ayant une partie du corps dans la zone de but (il peut néanmoins sortir de la zone de but, mais il doit se comporter comme un joueur sans crosse, ne pas toucher la balle des mains, ni au sol, ne pas toucher deux fois de suite la balle avec le pied, etc.)

— lorsqu’il bloque la balle, ne peut la conserver que 3 secondes.

— ne peut pas dégager ou faire une passe au-delà de la ligne médiane, sauf si la balle a touché le sol, les bandes ou un joueur avant de la franchir.

— ne peut pas recevoir une passe adressée volontairement par un coéquipier ni saisir la balle sous contrôle de ce dernier (règle de la passe en retrait, analogue au football).

— ne peut pas marquer un but lui-même, même si la balle a touché le sol avant de franchir la ligne médiane (un but ne peut être marqué qu’au moyen d’une crosse).

Arrêts de jeu

— Si la balle passe par-dessus le rink, on joue une balle sortie à 1,5 m au maximum de la bande.

— En cas de faute, l’arbitre siffle et on joue un coup franc (tous les coups francs sont directs). Le joueur doit jouer la balle dans les 3 secondes après l’avoir immobilisée au sol, en la frappant.

— Toutes les sorties ou fautes derrière le prolongement de la ligne de but se font au point d’engagement le plus proche (équivalent du corner en football).

— Lors d’une remise en jeu, les joueurs adverses doivent se trouver, crosses comprises, à 3 m de la balle au moment où le joueur touche celle-ci (2 minutes de pénalité en cas de non-respect).

— Le jeu débute (ou reprend après un but) par un engagement (appelé "bully") au point central. Deux joueurs (un de chaque équipe) se font face, pieds parallèles, crosses parallèles au sol, et attendent le coup de sifflet avant de jouer la balle. Les autres joueurs se trouvent à 3 m.

Zones de buts

Deux surfaces sont délimitées à proximité des buts : la grande est la zone de but, la petite est la zone de protection (cette dernière est exclusivement réservée au gardien).

— En cas de faute commise dans la zone de but (sans penalty), le coup franc sera reculé à une distance de 3,5 m de la zone de protection du gardien.

— Toute faute qui empêche un but (peu importe qu’elle ait été commise dans la zone de but ou en dehors) est sanctionnée par un penalty (le joueur s’engage depuis le milieu du terrain pour un face à face avec le gardien sans avoir le droit de faire reculer la balle ; seuls le gardien et le tireur sont sur le terrain), accompagné d’une pénalité de 2 minutes (ou davantage si la faute est plus grave).

— Ni la défense, ni l’attaque n’ont le droit de mettre le pied dans la zone de protection du gardien.
Lors de la formation d’un mur, si un défenseur a un pied dans cette zone et que le coup franc est tiré en direction du but, un penalty doit toujours être prononcé (pour empêchement illégal d’un but).

— Lorsque le gardien se saisit de la balle, les joueurs attaquants doivent se tenir à une distance minimale de 3 m de l’endroit où il a pris la balle. S’ils se tiennent plus près sans s’éloigner, ils peuvent être sanctionnés par un coup franc et si, en plus, ils essaient de gêner le gardien ou d’intercepter la balle, ils doivent être sanctionnés par une pénalité de 2 minutes.

Pénalités

Il existe différents types de pénalités :

Pénalité de 2 minutes : le joueur pénalisé doit s’asseoir sur le banc des pénalités pour 2 minutes. Pendant ce temps, son équipe joue avec un joueur en moins. Une pénalité de 2 minutes est annulée en cas de but marqué par l’équipe adverse, mais uniquement si celle-ci est en supériorité numérique (si les deux équipes jouent avec un joueur en moins, aucune pénalité n’est annulée). Si le gardien ou un entraîneur reçoit une pénalité de 2 minutes, c’est un autre joueur de l’équipe qui doit la purger.

Pénalité de 5 minutes : le joueur pénalisé doit s’asseoir sur le banc des pénalités pour 5 minutes. Pendant ce temps, son équipe joue avec un joueur en moins. Une pénalité de 5 minutes n’est jamais annulée. Si le gardien reçoit une pénalité de 5 minutes, il doit la purger lui-même et être remplacé ; un joueur supplémentaire l’accompagnera sur le banc des pénalités.

Pénalité de 10 minutes : c’est une pénalité personnelle prononcée pour antisportivité. Elle est toujours accompagnée d’une pénalité de 2 minutes. Le joueur pénalisé doit s’asseoir sur le banc des pénalités, accompagné d’un joueur supplémentaire qui purgera la pénalité de 2 minutes.

La pénalité de 10 minutes ne commence à être décomptée qu’une fois la pénalité de 2 minutes accompagnante terminée ; dès ce moment, l’équipe est de nouveau au complet. Si le gardien reçoit une pénalité de 10 minutes, il doit la purger lui-même et être remplacé ; un joueur supplémentaire l’accompagnera sur le banc des pénalités. Si un entraîneur reçoit une pénalité de 10 minutes, il devra prendre place dans les tribunes et y rester jusqu’à la fin du match.

Pénalité de match (carton rouge) : c’est une expulsion prononcée pour de graves antisportivités ou manquements. Elle est toujours accompagnée d’une pénalité de 5 minutes. Le joueur expulsé doit quitter le terrain de jeu et se tenir à un endroit où il ne peut exercer aucune influence sur le jeu (en général au vestiaire ; en tout cas, pas sur les gradins). Un joueur de l’équipe purgera la pénalité de 5 minutes, durant laquelle l’équipe jouera avec un joueur en moins.

Différences avec le hockey sur glace

— Le terrain de jeu est une salle de gymnastique et est plus petit.

— Les joueurs n’ont pas de patins, ni de protections (sauf le gardien).

— Le gardien n’a pas de crosse (ni de mitaine, ni de biscuit).

— La balle est de forme sphérique, creuse et très légère.

— Le rink ne mesure que 50 cm de haut (contre 1,2 m au hockey sur glace).

— Les règles sont beaucoup plus restrictives et plus sévères concernant le jeu dur, afin de protéger les joueurs.

— Après une faute (avec ou sans pénalité), un coup franc est accordé à l’équipe adverse (sauf cas spéciaux).

— Les matches sont dirigés par deux arbitres égaux en droits.